05 mars 2008

Politique de Prévention

      3. La politique de prévention face au rechauffement climatique

1) Les aménagements.

· Le covoiturage

Le covoiturage est un outil en faveur du développement durable dans le but de lutter contre le réchauffement climatique, la pollution mais il est aussi à l'origine de la création du lien social.
En effet, il consiste à partager son véhicule personnel avec d’autres usagers pour effectuer un trajet
C’est une pratique en développement qui constitue un mode de déplacement nouveau, complémentaire des autres modes de transports et respectueux de l’environnement.

LE COVOITURAGE POSSEDE DE MULTIPLES INTERETS :

- Ecologique : moins de trafic, donc moins de pollution.
- Economique : réduction du cout d'un trajet jusqu'a 80% pour 4 passagers
- Social : la rencontre et l'échange avec de nouvelles personnes
- Solidaire: une entraide mutuelle.

Le covoiturage a pris de l'ampleur depuis 2002, notamment par la création de sites internet, permettant aux personnes d'organiser et de se rassembler afin de réaliser leurs trajets en communs, le rôle d'internet est donc primordial pour la mise en place de cette technique.

· Les tramways.

A la fin des années 90 et au début des années 2000, l’on observe un développement très important des transports en communs, notamment des tramways. La plupart des grandes agglomérations, veulent aujourd’hui présenter leurs tramways comme l’armature d’un système de transports collectifs plus performant et plus solidaire.

Au cours de l’année 2000, Montpellier, Strasbourg, Nantes et Orléans ont inaugurés six nouvelles lignes de tramways. Les français sont séduit par se moyen de transport accessible à tous, rapide, peu bruyant et limitant la pollution.

Ainsi, à Grenoble, la part de marché des transports collectifs est passée de 18% à 20% et à Nantes, la part du marché de la voiture particulière a diminué de deux points entre 1990 et 1997, passant de 59% à 57%.

De plus, le développement de l’offre des transports collectifs prends tout son sens au vu des résultats environnementaux obtenus dans les zones les plus denses, où un grands nombre de citadins est exposé à de très fortes nuisances.

2) La politique de sensibilisation.

La France se mobilise afin de prévenir la population des risques du réchauffement climatique en instaurant un programme d’actions.

L’ADEME est un organisme qui a pour but de sensibiliser la population aux enjeux des économies d’énergies et de faire connaître les moyens disponibles, afin de participer à ses actions importantes pour l’environnement.

Elle sensibilise et informe les citoyens en diffusant des informations au travers d’un réseau local: Les espaces Info-Energie.

Un programme est mis en place, l’Union Européenne et l’ADEME ont choisi la ville de Chalon-sur-Saône pour une expérience de réduction rapide des émissions locales de gaz à effets de serre.

Elle s’accompagne d’une sensibilisation des enfants, dans les écoles sur le changement climatique. Cette action dénommée Privilèges (projet d’initiative des villes pour la réduction des gaz a effet de serre) est menée sur une période de 3 ans.

De plus, il existe aussi des politiques de sensibilisation, notamment auprès de la jeunesse marseillaise. Elle se définie par la mise en place de journée pédagogique, dans le cadre d'inculquer dès le plus jeune âge, le respect de l’environnement.

En effet, c'est le rôle du "relais nature" de permettre la mise en place d'une éducation éco citoyenne.

De même, la ville de Grenoble sensibilise ses agents au réchauffement climatique, en mettant en place des opérations tel que le développement d’énergies propres et renouvelables. La ville de Grenoble associe son personnel à cette démarche citoyenne en organisant des journées de sensibilisation des agents de la maitrise des consommations énergétiques dans leurs services et leurs familles.

De même, de nombreux documentaires ont été réalisés dans l’intention d’avertir la collectivité tel que «Une vérité qui dérange » d’Al Gore, l’objectif de se documentaire étant d’informer mais aussi de marquer les esprits et d’alerter les citoyens.

Puis, par la suite, de nombreux films seront produit «Le Jour d’après» et «Le Dernier trappeur» afin de sensibiliser la population française et mondiale.

3) La prise de conscience de la France face au fléau.

Le réchauffement climatique est une réalité, le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du Climat) publiera dès début 2007 un rapport actualisé:

Les études parues ces derniers mois, confirme l’ampleur des changements climatiques attendus et souligne l’importance et l’urgence des politiques à mettre en œuvre.

En France, les études et les sondages réalisé pour l’ADEME montre une prise de conscience de plus en plus forte, autant du au grand public qu’aux acteurs professionnels et politiques.

En effet, selon le baromètre «effet de serre» de l’ADEME, la lutte contre l’effet de serre arrive pour la première fois en 2005, au troisième rang des problèmes environnementaux jugés les plus préoccupants par les français, puis près de 75% des français considèrent qu’il faudra modifier leurs modes de vie pour empêcher l’augmentation de l’effet de serre.

L’ADEME souhaite donner les moyens d’agir en présentant des actions et des solutions individualistes, car 50% des émissions de gaz à effet de serre sont directement issue des ménages.

De plus, l’ADEME a effectué un sondage auprès des français, afin de savoir quel est selon eux le problème le plus préoccupant concernant l’environnement.

Pour la première fois, le problème du « réchauffement climatique » vient au premier rang des choix des sondés (33 %).Il devance les deux enjeux d’environnement traditionnels : la pollution de l’air et la pollution de l’eau (21 % et 18 %).

La préoccupation pour le problème de l’effet de serre est plus fréquente au sein des générations les plus jeunes : 40% des moins de trente-cinq ans choisissent cette réponse. Cette inquiétude est davantage marquée parmi les femmes, ainsi que là où le niveau de diplôme est élevé : 37 % pour un niveau d’études universitaire contre 20 % pour les niveaux d’études les plus bas (pas d’études ou CEP).

B. Les mesures misent en places au niveau international

  1. Les grandes conférences internationales

  • La longue marche vers les accords de Kyoto

LE PROTOCOLE DE KYOTO

Les grands pays industrialisés, dont la France ont récemment pris conscience de leurs rôle déterminant dans le changement climatique. En effet, la cause de ce phénomène apparaît comme une quantité trop abondante de gaz à effet de serre dans l’atmosphère .La prise de conscience de cette catastrophe a fait naître différentes formes d 'accords , de conférences ou encore de protocoles , visant a une lutte mondiale .

En effet, une succession d 'accords sont mis en place , en 1972, les problèmes de pollution en Europe du nord incitent les nations unies à convoquer une réunion internationale à Stockholm . A la suite de cette conférence, l'orientation et la coordination des efforts de sensibilisation de la communauté internationale aux questions écologiques s'est fait par l 'intermédiaire de son réseau avec les Etats membres , les organisation non gouvernemental et le monde des affaires .

Par la suite , une nouvelle conférence des Nations unies sur l 'environnement et le développement s'est tenue à RIO de Janeiro au Brésil du 3 au 4 juin 1992. .

Cette conférence , nommée aussi le Sommet de la terre 1992 a permis l 'abdication de la convention sur le climat , mise en vigueur le 21 mars 1994 . C'est l'un des premiers éléments

d 'un véritable régime international de coordination des actions, en vue de faire face aux changements climatiques .

189 états étaient alors impliqués à cette convention , notamment la France .

Ainsi, plusieurs conférences se sont faites , en vue de lutter contre ce bouleversement climatique , dans le but de créer un mouvement international .

En 1997 , lors de la troisième conférence de la convention des cadres des Nations Unies, sur les changements climatiques appelé aussi CCNUCC, se fait la signature du protocole de Kyoto . Les modalités de mise en œuvre du protocole de Kyoto se préciseront en novembre 2001 par les accords de Marrakech .

L’entrée en vigueur du protocole s’établira le 16 février 2005 , par la ratification des 156 pays , à l’exception notable des Etats-Unis qui se sont retirés du dispositif en 2001 .

C’est ainsi que la mise en œuvre du protocole s‘est établie: Après la signature d’accord de chaque état , puis par leurs ratification .

  • Un contenu flexible:

Contenu et objectifs du protocole

Le protocole est fondé sur un principe de responsabilisation partagé mais différencié . Il n’impose pas les même obligation a tout les pays . Les engagements ont en effet été fixés en fonction de la situation économique et énergique du pays , de sa capacité financière et de son engagement politique sur la question climatique . Il distingue ainsi, les pays industrialisés , en transitions et les pays en voie de développement (PED) .

Les pays membres se sont collectivement engagés à prendre à des mesures de précaution pour prévoir , prévenir ou atténuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets néfastes . Le protocole comporte des engagements absolus, visant à réduire l’émission des gaz à effet de serre de 5,2% d’ici 2002 par rapport aux émissions de 1990. Durant la période 2008_2012 , l’Union européenne a répartie entre ses membres l’effort de réduction globale des gaz à effet de serre de 8% , la France s’engageant à stabiliser ses émissions .

Cette réduction totale vise 6 gaz à effet de serre:

_Le dioxyde de carbone (3/4 des émissions de GES)

_Le méthane

_Le protoxyde d’azote et trois gaz fluorés .

  • Mécanismes et avantage

La mise en œuvre du protocole a crée plusieurs mécanismes afin que chaque pays y trouve avantage, notamment avec:

Les permis d’émissions: Régime dans lequel les émissions de GES , ont un prix , fixé , dans le cadre d’un nouveau marché , celui des permis d’émissions . Il permet l’adaptation de chaque pays en fonction de ses besoins.

Les mécanismes de projets: Instrument permettant d’élargir les périmètre des actions réductrices d’émissions à donner à des acteurs non soumis aux objectifs de Kyoto , la possibilité d’obtenir des crédits CO2 valorisable sur le marché .

L’intérêt de ces mécanismes est triple: Un intérêt environnemental, un intérêt économique et financier pour tout type d’entreprise (Développé ou en voie de développement),De nombreux pays ont approuvés le protocole, en effet il compte 156 pays adhérents dont l’Allemagne , la France , l’Italie , leCanada , l’Espagne

  • Les réactions des pays

Les pays signataires, soit les pays développés ou en transition vers une économie de marché, ont accépté les conditions de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre . Toutefois' le protocole ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté européenne internationale : En effet l’Australie et les Etats-Unis n'ont pas ratifié leur adhésion pour des raisons , dites économiques . Mais aussi, de part les menaces industrielles que la Chine et l’Inde subissent, car se sont des pays en voie de développement et en forte croissance économique … . Ceci est un handicap pour le protocole car les Etats-Unis est le plus gros émetteur de GES soit de 23%   

Le Canada se retire: Après l’avoir signé puis ratifié , il se retire pensant que les objectifs de Kyoto étaient «irréalisable et inaccessibles».

La Russie pose sa ratification tardivement: Elle reste un élément indispensable a l’entrée en vigueur du protocole .

La Chine et l’Inde: Posent leurs ratifications mais le problème sur l’environnement ne constitue pas une priorité .

  • Les effets sur la France

Ainsi depuis la mise en œuvre du protocole de Kyoto , la France a vu ses émissions de gaz à effet de serre diminué de 0,8% de 1990 a 2004 .

Les émissions de gaz a effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent pour l’année 2006

Ces émissions sont inférieur d’environ 4% au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012 . Les émissions de GES de la France ont nettement baissé entre 2005 et 2006 .

gaz_1990 

Comme nous pouvons le voir sur ce shéma ,certains pays comme le Canada, la Japon, mais aussi l'Australie et les Etats-Unis n'ont en aucun cas atteint leurs objectifs fixés par Kyoto, bien au contraire, leurs émissions de gaz a effet de serre n'ont cesser d'augmenter.

En revanche, l'Union Européenne et la Fédération de Russie sont sur la bonne voie afin d'atteindre les objectifs mis en place par les accords de Kyoto

Cette diminution résulte:

_pour «?,,??% de la baisse des émissions liées au chauffage dans le secteur résidentiel et tertiaire grâce aux efforts en matière d’économie d’énergie et à des conditions météorologiques plus clémentes qu’en 2005 .

_pour 27% de la baisse des émissions liées à la production d’électricité; la production électrique à partir d’énergies renouvelables a progressé entre 2005 et 2006 (9,2%) , la production hydroélectrique ayant en particulier bénéficié d’une pluviométrie plus favorable;

_pour 19% de la baisse des émissions liées à la combustion dans l’industrie manufacturière;

_ pour 11,5% de la baisse des émissions du secteur agricole .

Posté par notre_tpe_1er_es à 20:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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